C’était au point éphémère

Dessins, mouvement, dépassement du déplacement, merci les transports et les rencontres éphémères. Je vous laisse quelques dessins de plusieurs artistes qu’ont exposé.

Une singulière curiosité inonde les passants des terrasses, des yeux se posent sur les histoires qui font de leurs gestes des étonnants traits. On appartient à l’imaginaire éphémère et narrative, quand nous les passants des terrasses, on se trouve devant le regard du crayon. Emma Seneze et le contemporain d’une fumé qui délaisse le sourire et l’étrangeté.
En interview, elle a des bidules et des babioles à faire revivre dans son monde, écoutez-la:
emma_seneze from Victor Garcia on Vimeo.
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Illustratrice, dessinatrice, artiste des techniques mixtes. Assis figé, des oiseaux s’envolent quittant le papier, démons et merveilles, méduses et langues, deux petites intrigues resteront après les souvenirs. Devinettes aimables et l’amour sur les traits. Crayons ou pas, des silhouettes nous chouchoutent : vous aller voir ce que vous allez voir. Son monde sensuel et onirique, immense et rouge, à découvrir toute suite.
Ilustradora, dibujante, artista de técnicas mixtas. Sentado y fijado, pájaros vuelan quitando el papel, demonios y maravillas, medusas y lenguas, dos pequeñas intrigas quedarán después del recuerdo. Adivinanzas amables y el amor en los trazos. Lápices o no, las sombras nos murmuran : van a ver lo que van a ver. Su mundo sensual y onírico, inmenso y rojo, a descubrir ahora mismo.
Entretien avec elle :
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La suite des interviews au 6b :
Exposition collective du 27 au 31 mai 2016
Bertrand RIGAUX
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Julia LOPEZ
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Julien CHEVY
Exposition collective du 27 au 31 mai 2016
Au 6B
Entrée libre.
Ouvert en semaine de 14h à 18h et le week-end de 15h à 19h.
« L’exposition Intimacies est un espace, mis en forme à la manière d’un cabinet de curiosité ou d’une chambre des merveilles, dans lequel le visiteur est invité à explorer et à expérimenter la subtilité des vécus et des enjeux de la relation amoureuse dans la variété de ses gammes. Une forme d’interactivité à même d’incarner ce qui est questionné : la relation à l’autre au cœur de l’intime, et par conséquent à soi-même. » le6b

« Une multiplicité qui convoque différentes pratiques artistiques, dessin, photo, peinture, texte, installation, performance, vidéo, son et comme pièce collective de délicieux élixirs… » le6b
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Alexandra Arango
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Sandrine

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Chloé Belloc
Chloé Belloc
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AVEC LES ARTISTES LES RÉSIDENTS DU 6b : Alexandra ARANGO, Chloé BELLOC, Pascale BOSC, Valentina CANSECO, Diane COQUARD, Lilli GARCIA GOMEZ, Denis GUEVILLE, Michel GAILLARD, Sandrine LEHAGRE, Julia LOPEZ, Sarah MALLEGOL, Anne Lise MICHOUD, Barbara PORTAILLER
ET LES ARTISTES INVITÉS : Emma BOURGIN, Julien CHEVY, Sarah MALLEGOL, Bertrand RIGAUX, Grégoire TERRIER
Et le dessinateur :
« Ce qu’il voyait n’était qu’amour et nous fera toujours des yeux émerveillés. »
Paul Eluard
Le Douanier Rousseau au musée d’Orsay /// El Douanier Rousseau en el museo de Orsay
Pas de mots pour décrire la beauté de la vie à l’origine d’un pinceau enfantin et naïf.
/// No hay palabras para describir la belles de la vida al origen de un pincel infantile e ingenuo.
La Guerre
Le sommeil m’empêche de me voir de nuit comme je vois de jour
/// El sueño impide verme de noche como veo de día.

Qui ? toi et toi et toi et toi, parfait comme trait de peinture qui caresse la forêt de cette illusion onirique à l’origine d’une source étrange dans un autre tableau.
Quién ? tú y tú y tú y tú, perfecto como el trazo de pintura que acaricia la selva de esta ilusión onírica al origen de una extraña fuente en otro cuadro.

Personne ne sait ce qui se passe aujourd’hui parce que personne ne veut qui se passe quelque chose. Il y aura toujours des fous, de la musique et des paroles de cinéma sortant du tableau d’une inspiration lointaine. Et le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope.
Nadie sabe lo que pasa hoy porque nadie quiere que pase algo. Siempre habrá locos, música y palabras de cinema saliendo del cuadro de una inspiración lejana. Y el lion, teniendo hambre, se lanzará sobre el antílope.

Dans la vie, l’essentiel est de porter sur tout des jugements à priori…
…il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de N.O. … (extrait de la Nouvelle Orléans)
Aller la voir —-> 22 mars – 17 juillet 2016
Vayan a ver —> 22 marzo al 17 de julio 2016
à l’intérieur, la queue disparait, traits de chaleur, traits qui touchent l’insignifiant par rapport à ce qui nage dans les lacs des monastères endormis. Je me reveille et je lis, Nicolas, face B, les traits des vies, pas évidant pour une BD. Personne est là, je le sens mais non, ma vie, la leur, la sienne, celle d’elle… Laquelle est réelle ? Et aujourd’hui le pauvre pense avoir un jour le trois parfait. J’écoute Françoise Hardy à Paris, il est tôt, n’importe où. Le théâtre continue sinon on s’mouille, on se grenouille, on s’enfile, on s’ennuie. On nage, on respire et les odeurs de ton corps, de la vie, les avenirs, la peau ,les lèvres; humidité qui tombe pendant la solitude, mes lèvres dessinés, mes doigts créent, il manque le bois, la magie de ta voix, ton regard, tes yeux mais malgré tout je te lis, BD de la face B, je rêve avec eux, toujours, chaque nuit, chaque matin, chaque moment, chaque morceau. Lune de chien ! J’ai l’impression de t’avoir eu- J’ai que des bouts de papier. Nico reveille moi, mon amour, ce matin je peux juste te lire. Traits de vie, traits des mélodies connus ou pas trop. Merci Nico, merci, merci Nicolas Moog pour les traits de vie des mélodies.
BD SUR LE PARCOURS DES FIGURES PITTORESQUES DE LA MUSIQUE DU XXÈME SIECLE – FACE B –
ARNAUD LE GOUËFFLEC ET NICOLAS MOOG.
LA REVUE DESSINÉE.
Al intérieur, la fila desaparece, trazos de calor, trazos que tocan lo insignifiante en comparación con lo que nada en los lagos de los monasterios soñolientos. Me despierto y leo, Nicolas, cara B, trazos de vidas, difícil para un cómic. Nadie está allí, me late pero no, mi vida, la de ellos, la suya, la de ella … ¿Cuál es real? Y ahora el pobre piensa tener un día el tres perfecto. Escucho Françoise Hardy en París, es temprano, en cualquier lugar. El teatro continúa o nos mojamos, o nos arranamos, nos enfilamos, nos aburrimos. Nadamos, respiramos y los olores de tu cuerpo, de la vida, los futuros, la piel, los labios; humedad que cae sobre la soledad, mis labios dibujados, mis dedos crean, falta la madera, la magia de tu voz , tu mirada, tus ojos, pero aún te leo, cómic de la cara B, sueño con ellos, siempre, cada noche, cada mañana, cada momento, cada canción. Perro de la luna! Siento haberte tenido como yo. Y sólo tengo trozos de papel. Nico despiertame, mi amor, esta mañana me puedo solamente. Rasgos de la vida, trazos de melodías conocidas o no tanto. Nico gracias, gracias, gracias Nicolas Moog por los trazos de vida de las melodías.
Cómic sobre el CURSO DE FIGURAS PINTORESCAS DE LA MÚSICA en el siglo XXI – Lado B –
ARNAUD LE GOUËFFLEC Y NICOLAS MOOG.
LA REVUE DESSINÉE.
Madame, Monsieur,
Du 9 octobre au 9 novembre 2013.
Ze Art Galerie – Paris expose les dernières œuvres signées Cécile Desserle.
Artiste des œuvres du film de d’Abdellatif Kéchiche, « la vie d’Adèle », Palme d’Or Cannes 2013.
Le vendredi 11 octobre à partir de 18h, nous vous attendons nombreux pour le vernissage de cette exposition parisienne en présence de l’artiste Cécile Desserle.
Du mardi au samedi, 14h – 19h
13 rue du Dragon, 75006 Paris
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Contact : oliviablanchemain@gmail.com

Quel est le processus de création de vos oeuvres d’art? T’es tombée par hasard sur une idée ou tout est méticuleusement planifié?
La plupart du temps, je laisse une grande place au hasard.
J’ai une idée au départ, une thématique, un mot, une couleur.
Puis je cherche dans mes collectes de papiers et d’objets divers où je sélectionne des éléments qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.
Je planifie alors l’assemblage tout en laissant une grande place à la surprise et à la découverte.
Ce processus, peut varier pour certaines commandes qui me bornent à un thème précis et/ou à des objets définis. Mais même dans ce cas là je laisse faire les choses pour qu’elles s’accordent d’elles-même.

Où trouves-tu les matériaux de tes oeuvres d’art ?
Je les trouve partout. Je garde des objets et des papiers divers depuis des années. Je conserve des emballages cadeaux, des sacs plastiques, des vieux magazines chinés, des tickets et des emballages ramenés de voyages. Je récupère aussi tout ce qui se trouve dans ma boite aux lettres, des publicités pour hypermarchés aux coupons pour des guérisseurs africains.
Je récupère aussi l’intérieur des enveloppes qui cachent de jolis motifs géométriques.
Dans mon processus créatif, il m’arrive souvent, de découper un élément phare et d’être plus intéressé par son négatif découpé que par l’objet lui-même. Encore un intérêt pour le hasard et les petits « accidents ».

Pourquoi t’as choisi le collage comme moyen d’expression artistique ?
Je pratique la peinture et la photographie. Je suis également une collectionneuse d’objets sans valeurs.
Le collage est un bon compromis entre ces différentes pratiques, il permet d’allier différents médiums que j’affectionne tout particulièrement.


Pourquoi autant des femmes dans tes collages ?
Parce que je suis une femme et je suis intéressée par la place de celle-ci au sein de la société.
L’assemblage de cette 1ère série s’est faite avec la récupération de magazines féminins où la femme est le plus souvent représentée de manière stéréotypée. Elle doit tendre vers la perfection dans de nombreux domaines. L’idée de cette série était mettre en avant l’absurdité de cette quête via des associations toutes aussi absurdes.
Ces thématiques ne sont pas nouvelles mais elles sont malheureusement toujours d’actualité à des degrés divers.
La femme a été le thème de ma 1ère série, il s’agit d’un point de départ mais ne résume pas mon travail aux femmes. Je m’intéresse à différents sujets et le plus souvent, la forme et les techniques employées se suffisent à elles-même. C’est au regardeur de (faire le tableau) trouver un sens.


Il existe un message par rapport à la femme ou la relation femme-homme, femme-monde ?
Les messages associés, dans mes assemblages, ont le plus souvent rien à voir les uns avec les autres.
Pourtant c’est cette confrontation entre les images et les mots qui fait sens en définitive.
Le message par rapport à la femme et sa relation au monde est probablement de l’ordre de la dénonciation et de la contestation, sans toutefois entrer dans une approche politique. Bien que tout est politique.
Ce qui m’intéresse, avant tout, c’est l’alliance cohérente ou absurde qui découle du hasard de mes compositions.

Peux-tu nous expliquer le côté rêverie/ surréel de tes œuvres ?
Difficile d’expliquer quelque chose que je m’exclus de maîtriser totalement.
Je me laisse le plus souvent « aller » à la création, d’une manière instinctive.
Je choisis et je compose d’une manière quasi automatique dans la plupart de cas.
Tout n’est pas lié au hasard évidemment, mes choix initiaux de collectes domptent cette « non maîtrise ».


Travail de jour ou de nuit ?
Je travaille le plus souvent le soir peu éclairé. Mais il m’arrive également de passer des journées dans mes papiers. Le plus souvent, je commence une planche le soir puis y reviens plusieurs jours après pour ajouter ou bien soustraire les choses. J’aime ce regard neuf et cette perception qui varie en fonction du jour ou de la nuit.


Son préfère ?
Une musique le Sacre du Printemps de Stravinsky
Le ronronnement de mon chat


Odeur préfère ?
C’est de saison, l’herbe fraîchement coupée et l’odeur de la pluie d’orage sur le bitume.
//// Merci Olivia ////
oliviablanchemain@gmail.com
Correspondances d’amandine in the garden.
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